Sainte Agnès Elle est célèbre dans tout l'univers : l'amour, le respect, l'enthousiasme des siècles s'unirent pour former sa couronne. L'Eglise a inséré son nom dans le canon de la messe (le saviez-vous ?). Par un privilège unique qu'elle n'a accordé à aucune autre sainte, elle lui a consacré deux fêtes et elle a prodigué dans son office les trésors de la plus merveilleuse poésie. Saint Ambroise a jeté sur sa mémoire les fleurs de sa séduisante et douce éloquence, Saint Augustin a relevé en termes émus les triomphes de cette jeune fille de treize ans qui subit le bûcher, le glaive, pour conserver intacte la virginale blancheur de l'âme. Tous les âges s'éprirent pour elle d'une passion ardente................Après l'exaltation solennelle de son corps qui fut célébrée en 1621 par le pape Paul V avec une splendeur incomparable, le culte de la jeune martyre brilla d'un plus vif éclat. Les P.P. Jésuites qui dirigeaient le collège d'Aurillac fondèrent dans cette ville, sous la tutelle céleste de la jeune vierge romaine, une pieuse et dévote confrèrie ou congrégation de filles comme l'appelle Clément XI. A la fin du XVII et au commencement du XVIII siècle, elle s'établit dans les paroisses environnantes et dans tout le diocèse. Toutefois, ce n'est qu'après 1707 qu'elle fut céee à Ytrac. Se consacrer à Dieu tout en vivant dans le monde, garder intacte la plus blelle des vertus, pratiquer la perfection chrétienne en observant une règle commune à toutes, "sans ombre de brevets ni de lettres d'obédience", surtout dans les villages et les hameaux, apprendre à lire, enseigner le catéchiseme aux enfants, le rappeler aux adultes, visiter, exhorter les malades, tels étaient les devoirs qu'elles devaient remplir dans la mesure de leurs forces et selon l'opportunité des circonstances. ...Il est dit plus loin, que, concernant Ytrac, cette confrérie existait dés 1739 ... De cespièces officielles, du registre de sépulture qui fait toujours suivre leur nom de la désignation de « fille dévote », il résulte que les membres de cette confraternité ou congrégation étaient peu nombreux, isolés, disséminés dans le bourg et dans quelques villages ou hameaux. Les bonnes soeurs vivaient simplement, austèrement, se dévouant au salut de leur famille, des pauvres et des petits, et, dans leur humble sphère, apportant leur pieux concours au clergé séculier. Cette confrèrie a survécu dans beaucoup de paroisses aux ruines et démolitions révolutionnaires ; rien ne put la renverser, et, après le Concordat, on la voit refleurir et prospérer comme aux premiers jours. Ce ne fut pas le cas à Ytrac D'après Philippe SouquiereEtichette: agnès, label, prova |